François Rainville a commencé à fabriquer des
instruments de musique en 1995 dans un petit appartement du quartier
Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal, en compagnie de son
ami Ivan Gayton, lui-même novice à cette époque.
Le but de cette collaboration était
de produire des instruments électriques à cordes de
bonne qualité en utilisant des essences de bois exotiques,
collaboration qui lui a permis de mettre au point un style personnel
de fabrication et d'esthétique.
Quelques années plus tard, il a fait la rencontre de Mario
Gendron, un archetier montréalais qui pratique la lutherie
en explorant les multiples facettes qu'offrent les instruments du
Moyen-Âge. C'est grâce à cette collaboration qu’a
commencé sa carrière de musicien et de luthier d'inspiration
médiévale. François ne s’impose aucune
restriction en ce qui a trait au choix des essences; les bois sud-américains
inconnus des Européens du Moyen-Âge ainsi que l'érable
et l’épicéa ont leur place dans ses réalisations.
Les formes classiques (piriforme pour le oud et le luth, triangulaire
pour la trompette marine, etc.) reviennent souvent, mais la multitude
de formes d'instruments que l'on retrouve dans l'iconographie médiévale
laisse carte blanche à celui qui veut innover. C'est d'ailleurs
un des aspects de cet art qui l’intéresse le plus. La
diversité sonore offre aussi des possibilités n'ayant
de limite que l'imagination. L’utilisation de la pyrogravure
rehausse l’ornementation des instruments de ce luthier.
François a réalisé deux vièles à
archet, quatre cistres, six mandores, un diacorde, un psaltérion
(tambour de Béarn) et une dizaine de cors (cornes de boeuf).
Il travaille présentement sur une guitare piriforme ainsi que
sur un cinquième cistre.